Lundi Me Olivier Metzner, avocat de Dominique de Villepin, a assuré que l’ancien Premier ministre serait entendu « dans la semaine conformément à sa demande » par le juge Renaud Van Ruymbeke.
L’avocat a par ailleurs indiqué que l’ancien Premier ministre n’avait « aucunement modifié sa position » sur les soupçons de corruption apparus en 1995.
M. de Villepin a fait part vendredi de « très forts soupçons » de corruption de « rétrocommissions » en 1995 vers des décideurs français en marge de contrats d’armement.
Revenant sur la déclaration dimanche de l’ancien Premier ministre, selon laquelle il n’y avait « pas de preuve formelle » l’avocat a précisé : « M. de Villepin n’a aucunement modifié sa position à ce sujet ».
En ce qui concerne l’absence de poursuites judiciaires à l’époque des faits, Me Metzner estime que « l’Elysée ne disposait que de convictions et pas de preuve, et voulait éviter toute exploitation politicienne, sachant qu’à l’époque aucun risque humain n’était évoqué »
« L’arrêt de commissions superfétatoires ne semble pouvoir être la cause de l’attentat »
Selon l’avocat de M. de Villepin « L’arrêt de commissions superfétatoires ne semble pouvoir être la cause de l’attentat »
Me Metzner a poursuivi « M. de Villepin n’entend mener aucun combat politique, mais simplement faire état, par respect des victimes et souci de vérité, de tout ce qu’il a eu à connaître en tant que secrétaire général de l’Elysée ».
« C’est ainsi qu’après la demande de M. Chirac de moraliser le commerce international une enquête a été diligentée par le ministre de la Défense et M. de Villepin a été informé par les services compétents qu’il existait de forts soupçons de rétrocommissions, sans indication du nom des bénéficiaires », a détaill » Me Metzner.
« C’est pourquoi ordre a été donné de cesser tous les versements illégitimes, sachant que le contrat était déjà acquis et que les commissions qui ont été stoppées venaient en plus de celles légitimes et ne concernaient pas les Pakistanais ».
« Dès lors, l’arrêt de commissions superfétatoires ne semble pouvoir être la cause de l’attentat, d’autant plus que le bon sens ne permet pas d’expliquer le décalage de sept ans entre l’arrêt des commissions et l’acte terroriste » a conclu Me Metzner.
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