Accueil

Médias

L'agence de communication MediaScope

Cinéma

Article précédent

Article suivant


Bouygues a -il vendu ses parts dans Altom en raison de son échec dans le rachat de SFR ? ( Marc Touati)

Marc Touati lemediascope.frL’économiste Marc Touati   » Alstom et l’Etat français : encore une (Monte)bourde… » ( 2 mai 2014)

Marc Touati  » C’est le psychodrame économico-politique qui se joue sous nos yeux depuis une dizaine de jours : Alstom, un fleuron technologique français est en train d’être dépecer et de vendre sa branche « énergie » aux « méchants » Américains de General Electric. Et ce, sous les yeux impuissants du gouvernement français et de son ministre de l’économie qui n’a cessé de défendre le fameux « patriotisme économique à la française ».

Certes, les gouvernants hexagonaux ont essayé pendant deux jours de trouver une solution franco-française. En vain. Et pour cause, personne ne veut rééditer la même erreur que celle de Bouygues qui, en entrant dans le capital d’Alstom en 2004, pensait faire une belle affaire, mais souhaite aujourd’hui plus que jamais reprendre ses billes, faute de rentabilité.

« Peut-être s’agit-il également d’une

réponse de Bouygues »

Peut-être s’agit-il également d’une réponse de Bouygues à son échec dans le rachat de SFR, qu’il impute notamment au manque de soutien et d’engagement actif du gouvernement français dans ce dossier.

Toujours est-il qu’en dépit du savoir-faire technologique d’Alstom, aucune solution industrielle franco-française n’a réussi à émerger. Il faut dire qu’avec un ministre de l’économie altermondialiste et eurosceptique, la force de persuasion de ce dernier est, par construction, limitée. Après ses dérapages à répétition, par exemple à propos d’Angela Merkel, dans les « affaires » Mittal ou encore Goodyear et, enfin, le camouflet de SFR-Numéricable, la nouvelle claque adressée par Alstom à Arnaud Montebourg, désormais surnommé « Montebourde », commence vraiment à faire désordre.

Mais ce n’est pas tout, car, devant une telle débâcle, certains n’ont pas hésité à évoquer la possibilité d’une entrée de l’Etat au capital d’Alstom. Vu le surendettement publique et la recherche désespérée de quelques milliards d’économies pour essayer de réduire les déficits, il est clair que la solution n’a pas fait long feu. C’est d’ailleurs dans ce type de situation que le dérapage incontrôlée de la dette publique prend toute son ampleur.

En effet, la plupart des grandes innovations technologiques et des grandes réussites industrielles françaises (Airbus, Ariane, le nucléaire, le TGV…) ont été en grande partie financées par l’Etat dans les années 1960-1970. Ce dernier jouait alors son rôle d’accélérateur d’investissements, les dépenses publiques en la matière générant une multiplicité d’investissements privés. A l’époque, la dette publique était inférieure à 20 % du PIB et permettait donc à l’Etat de favoriser la croissance sans trop de difficultés.

Seulement voilà, à force de vouloir dépenser sans compter, notamment dans le domaine de son fonctionnement, la puissance publique s’est livrée à un gaspillage dramatique, qui a aggravé sa dette, sans générer de croissance économique suffisamment forte, ne serait-ce que pour rembourser chaque année la charge d’intérêts de cette dette.

Voilà pourquoi, n’en déplaise à certains, la flambée de la dette et des dépenses publiques qui représentent désormais respectivement 95 % et 57,1 % du PIB, a des conséquences dramatiques sur la compétitivité de l’économie et des entreprises hexagonales. Compte tenu d’une pression fiscale prohibitive, d’un coût du travail exorbitant et d’un marché de l’emploi extrêmement rigide, celles-ci ont été fragilisées. Le cas d’Alstom est de ce fait symptomatique.

Et pour cause : en dépit d’une technologie haut de gamme et des nombreuses aides de l’Etat, cette entreprise n’a pas réussi à restaurer une rentabilité appréciable et a perdu d’importantes parts de marchés. Conséquences logiques de ces ratés stratégiques, son cours boursier est passé de 320 euros en 2000 à 6 euros avant le sauvetage de 2004 et à environ 20 euros depuis quelques mois. De part cette dévalorisation boursière, Alstom est alors devenue mécaniquement une proie.

Et ce dans un marché très concurrentiel, dans lequel certains compétiteurs ont multiplié les réussites, à l’exemple de General Electric. Forte d’un chiffre d’affaires d’environ 150 milliards de dollars (contre 20 milliards pour Alstom), d’une valorisation boursière solide et d’une belle profitabilité, le fleuron énergétique américain s’est alors imposé comme le repreneur idéal de la branche «énergie » d’Alstom. C’est triste à dire, mais en période de soldes, ceux qui ont du cash ont tendance à profiter des promotions…

Face à cette réalité économique imparable, le gouvernement français a pourtant voulu monter au créneau. Pour être clair, il ne disposait d’aucune marge de manœuvre, tant d’un point de vue économique que financier. Cependant, après avoir fait du patriotisme économique son cheval de bataille, il se devait de sauver la face. Faute de soutien franco-français, il a donc dû se retourner, une fois n’est pas coutume, vers nos amis allemands.

Alors qu’on lui avait refusé Alstom en 2004, Siemens est alors devenu une sorte de chevalier blanc. Un rapide projet griffonné sur un coin de table devait donc permettre de contrer le projet GE. Le paradoxe est que, d’un point de vue social, comme l’ont d’ailleurs souligné les syndicats, le projet de rachat d’Alstom par Siemens engendrerait beaucoup plus de doublons que dans le cas GE et serait donc beaucoup plus coûteux en emplois. De quoi rappeler que la politique politicienne et l’économie des entreprises ne font jamais bon ménage…

Fort heureusement, en dépit des acrobaties et des pressions gouvernementales, Alstom a choisi General Electric. Et là aussi, attention, ne tombons pas dans la démagogie : GE n’est pas un fonds d’investissement qatari ou russe. Il s’agit d’une entreprise sérieuse qui a les moyens de sauver Alstom. Car, ne nous leurrons pas : si ce sauvetage est encore possible aujourd’hui, il ne le sera peut-être plus dans quelques trimestres.

Pour autant, si Alstom est sauvé à court terme, un danger majeur persiste à plus longue échéance, en l’occurrence la non-modernisation de l’économie française.

Car, si les dirigeants du pays persistent à refuser de baisser significativement la pression fiscale et le coût de l’emploi, tout en maintenant les rigidités du marché du travail, la fragilisation de nos entreprises et la désindustrialisation du pays continuera. De plus en plus de nos fleurons deviendront des proies face à des prédateurs internationaux qui auront certainement beaucoup moins de compassion que les investisseurs américains.

Alors, réveillons-nous enfin et cessons de penser que la gesticulation médiatique et le marketing autour du patriotisme économique suffiront pour sauver notre économie. Il en va de la stabilité économique, financière et surtout sociale de la France et par là même de l’ensemble de la zone euro ».

Marc Touati

Voir aussi: (Vidéo) France 2 : après l’imitation de Taubira chez Drucker avec l’accent antillais – Roumanoff « je ne ferai plus »

( Vidéo) Canal + : « Le Président qui voulait vivre ses vies » le livre qui fait beaucoup parler ( Petit Journal)

(Vidéo) Assemblée Nationale : importante faute de français du ministre Michel Sapin +

Samir Nasri : » Je n’aime pas la mentalité en France aujourd’hui «

(Vidéo) Hanouna répond à Dechavanne « j’ai de la peine pour lui »

(Vidéo) Eric Zemmour répond à Tariq Ramadan ( « nous sommes tous des immigrés »)>

 

 

Médias Infos : Actualités, Argent, A la Une, Éditos, Blog, Voyages, débouté, Edition abonnés, faits divers, Second Life, interviews, santé, Commerce, clinique, Europe, EL2, OMC, Commerce, Politiques, Société, ABC, Monde,  EL 1, Économie, Médias, Sports, Terre, chirurgie esthétique, clinique, Sciences, chirurgie esthétique, immobilier, Education Nationale, Débats, Culture, sémantique, préjudices, Robots, Terres rares, patients, CNRS, QPC, programmes TV, euro, France, Banque, assurance vie 2, Bourse, Sicav FCP, Livret A, Épargne, Assurance Vie, Poker, Crédit Immobilier, contrats, International, stats économiques, lemediacope.fr, tribunal, indices économiques,

Chirurgie esthétique Infos : Augmentation mammaire,absence certificats, Rhinoplastie, refus, Liposuccion,  Top meilleurs, Chirurgie esthétique du ventre, conseils, Lifting du visage, beauté, fautes, maquillage,  Photos, stars , Le botox, jurisprudences, procédures, Dernières Actualités, InterventionsWeb, Photos, Refus Témoignages, expertises 2Vidéos, sanctions, meilleurs,  Equipe, Internetmeilleurs, Tarifs, Blog,  expertises, galery, Droit Internet,

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Partager :
 



Retrouvez lemediascope.fr sur :
Retrouvez-nous sur Facebook     Retrouvez-nous sur Twitter     Retrouvez notre flux RSS     Abonnez-vous pour recevoir nos articles par mail.    

L'actu>>

(Vidéo) « On m’a proposé d’être secrétaire d’Etat…j’ai refusé  » (Jamel Debbouze)
(Vidéo) Gilbert Rozon accusé de harcellement : M6 suspend « Incroyable Talent »
(Vidéo) Sarkozy et l’argent de Kadhafi – l’enquête de Fabrice Arfi – certains médias ont-ils étouffé l’affaire ?
(Vidéo) Procès : Qui est vraiment la mère des frères Merah ?
(Vidéo) TF1- Macron  » l’interview à la télévision est morte – Les politiques savent les questions  » ( Zemmour)
TF1audience 20 h ( Bouleau) / France 2 ( Lapix ) : l’écart se resserre
France 2 audience « Nina » (Annelise Hesme) / TF1 « Esprits criminels » / Arte « La loi du marché »
TF1-Macron : F. Hollande n’a pas apprécié l’interview
(Vidéo) Harcellement -Marion Cotillard « J’ai moi aussi été confron­tée à des préda­teurs » (Affaire Harvey Wein­stein)
(Vidéo) « Omar Sy a demandé qu’on ne m’invite plus dans les médias» ( Zemmour)
(vidéo) Harcèlement sexuel « je me suis mal exprimé. Je le regrette » ( Bruno Le Maire)
TF1 – Réaction Macron 20h « les questions – des journalistes- n’étaient pas à la hauteur des réponses »
TF1- audience Emmanuel Macron au 20h ( dimanche 15 octobre 2017 )
TF1-Macron : chômage «La plénitude» des résultats interviendra «dans 1 an et demi, 2 ans»
Hulot répond aux rumeurs de démission « Quand on annonce mon départ, je suis toujours le dernier informé  »
(Vidéo) France 2- Ruquier « Top et Flop » de la semaine ( on n’est pas couchés)
(Vidéo) « les médias ont fait l’élection de Macron » (Eric Zemmour )
France 2 : audience 20h ( Anne sophie Lapix en forme ) au dessus des 5 millions de téléspectateurs)
Les « Inrocks » : Colère de Raphaël Enthoven ( Bertrand Cantat en Une « pour doper ses petites ventes » )
« Les Chinois ont pris le pouvoir » en économie (F-Olivier Giesbert à Natacha Polony )

opinionscope>>

TF1- Macron : l'interview vous a t-elle convaincu ?

Chargement ... Chargement ...
Tous les sondages